Comment fonctionne une fenêtre anti-effraction ? 

La sécurité d’un logement est une priorité pour de nombreux foyers. Face à la recrudescence des cambriolages, il est essentiel de renforcer les points d’entrée les plus vulnérables, à commencer par les fenêtres. En effet, près d’un tiers des intrusions se font par une ouverture vitrée. Pour y faire face, les fenêtres anti-effraction offrent une solution fiable et performante. Mais comment fonctionnent-elles exactement ? Quels éléments les différencient des fenêtres classiques ?

Qu’est-ce qu’une fenêtre anti-effraction ?  

Une fenêtre anti-effraction est conçue pour résister à des tentatives d’intrusion, que ce soit par force, levier, choc ou bris de vitrage. Elle ne rend pas l’effraction impossible, mais elle la complique suffisamment pour dissuader un cambrioleur.

Le principe est simple : plus une tentative d’effraction prend du temps, plus elle est risquée pour l’intrus, et plus il y a de chances qu’il abandonne. C’est donc le temps de résistance qui est déterminant.

Pour offrir une bonne protection, une fenêtre anti-effraction doit combiner plusieurs éléments renforcés : vitrage, cadre, système de fermeture, renforts structurels, et parfois des dispositifs d’alerte.

Le vitrage retardateur d’effraction  

C’est l’un des éléments les plus importants d’une fenêtre anti-effraction. Le vitrage traditionnel peut être brisé en quelques secondes avec un outil ou un projectile. En revanche, le vitrage de sécurité est conçu pour résister aux chocs.

On parle généralement de vitrage feuilleté, composé de deux (ou plusieurs) vitres collées entre elles par un ou plusieurs films en plastique (généralement du PVB). Lorsqu’on tente de casser ce type de verre, le film retient les éclats, empêchant le passage.

Plus le nombre de films est élevé, plus le vitrage est résistant. Il existe différentes classes de vitrage anti-effraction, classées selon la norme européenne EN 356, de P1A (résistance faible) à P8B (très haute résistance, utilisée notamment dans les vitrines de bijouterie).

Le cadre renforcé  

Le cadre d’une fenêtre est souvent un point de faiblesse exploité par les cambrioleurs. C’est pourquoi une fenêtre anti-effraction est équipée d’un châssis renforcé, capable de résister aux tentatives d’arrachement ou de déformation.

Les matériaux utilisés sont souvent en aluminium ou en PVC renforcé, avec parfois une armature métallique à l’intérieur. La solidité du dormant et de l’ouvrant empêche les leviers ou les outils de faire effet.

Certains cadres sont également conçus pour limiter le jeu entre la fenêtre et le mur, rendant impossible l’introduction d’un pied-de-biche.

La quincaillerie de sécurité  

Le système de verrouillage joue un rôle crucial dans la résistance à l’effraction. Une fenêtre anti-effraction est équipée de points de fermeture multipoints, souvent à tête champignon. Ces points s’encastrent dans des gâches métalliques, rendant l’ouverture par levier beaucoup plus difficile.

Plus il y a de points de verrouillage, plus la fermeture est solide. La poignée de la fenêtre peut également être dotée d’un système de verrouillage à clé, ou d’un bouton de blocage pour empêcher son ouverture de l’extérieur.

Certains modèles intègrent une sécurité anti-dégondage, qui empêche de retirer la fenêtre même si les paumelles sont attaquées.

Les certifications et normes  

Pour s’assurer de l’efficacité d’une fenêtre anti-effraction, il est important de vérifier qu’elle respecte certaines normes. En France et en Europe, plusieurs certifications existent :

  • Norme EN 1627 à EN 1630 : elle classe les menuiseries selon leur résistance à l’effraction, de RC1 (résistance faible) à RC6 (résistance très élevée). Pour une maison individuelle, un niveau RC2 ou RC3 est généralement recommandé.

  • Label A2P (Assurance Prévention Protection) : attribué par le CNPP (Centre National de Prévention et de Protection), il garantit la résistance des équipements de sécurité (serrures, vitrages, fenêtres).

  • CEKAL : cette certification atteste de la qualité et de la performance des vitrages feuilletés.

Des fenêtres dissuasives  

Outre leur résistance physique, les fenêtres anti-effraction ont aussi un effet dissuasif. En voyant une poignée sécurisée, un vitrage épais ou des renforts visibles, un cambrioleur peut renoncer à tenter sa chance.

La visibilité de ces éléments est donc un atout. Certaines marques vont même jusqu’à intégrer des autocollants informant que la fenêtre est certifiée anti-effraction.

Peut-on transformer une fenêtre classique en fenêtre anti-effraction ?  

Dans certains cas, il est possible de renforcer une fenêtre existante sans la remplacer totalement :

  • En ajoutant un vitrage feuilleté (si la menuiserie le permet) ;

  • En changeant la poignée pour un modèle verrouillable ;

  • En installant des renforts sur les paumelles ou les gâches.

Cependant, ces solutions ont leurs limites. Pour une sécurité optimale, mieux vaut opter pour une menuiserie conçue dès le départ pour résister aux effractions.

Où installer des fenêtres anti-effraction ?  

Toutes les ouvertures de votre maison ne présentent pas le même niveau de risque. Il est conseillé de sécuriser en priorité :

  • Les fenêtres situées au rez-de-chaussée ;

  • Les ouvertures peu visibles depuis la rue ;

  • Les accès à des toits plats ou balcons ;

  • Les fenêtres proches d’un appui accessible (poubelle, muret, garage).

Dans un appartement en étage, les fenêtres côté rue sont généralement moins concernées, mais celles qui donnent sur une cour intérieure ou une cage d’escalier méritent d’être renforcées.

Quel est le prix d’une fenêtre anti-effraction ?  

Le prix dépend du niveau de sécurité, des matériaux, des dimensions et des options choisies. En moyenne :

  • Une fenêtre standard avec vitrage feuilleté coûte entre 300 € et 800 € ;

  • Un modèle complet certifié RC2 ou RC3 peut dépasser 1000 € selon les finitions ;

  • L’ajout de poignées sécurisées ou de films de protection peut coûter entre 50 € et 200 €.

Il s’agit donc d’un investissement, mais il peut être valorisé lors de la vente du bien et permet souvent de rassurer les assureurs.

Les aides possibles  

Certaines aides ou avantages fiscaux peuvent exister pour encourager les travaux de sécurisation :

  • Réduction d’impôt pour la protection contre les intrusions (sous conditions) ;

  • Aides des collectivités locales ou des assurances ;

  • TVA à taux réduit pour les travaux réalisés par un professionnel.

Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre assureur pour connaître les dispositifs en vigueur dans votre région.

En résumé  

Une fenêtre anti-effraction repose sur une combinaison de solutions : vitrage résistant, cadre renforcé, système de fermeture sécurisé et certifications reconnues. Elle a pour but de ralentir, compliquer et dissuader toute tentative d’intrusion. Son efficacité dépend de la qualité des composants, de la pose, et de son intégration dans une stratégie globale de sécurité du logement. Chez IRIS Fenêtres, nous vous accompagnons dans le choix de vos fenêtres de sécurité, en vous proposant des produits certifiés, sur mesure et esthétiques. N’hésitez pas à contacter nos équipes pour une étude gratuite ou pour toute question sur la sécurisation de votre habitation. Egalement, vous pouvez aller lire l’article concernant les types de vitrages existants.

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